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Vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler de ce que la presse appelle actuellement les ” Implants Files”.
Ce récent scandale vient d’être très largement médiatisé par l’émission d’Elise Lucet Cash Investigation.
La journaliste y reprend une enquête internationale réalisée par plus de 250 journalistes dans le monde.
Cette enquêtes baptisée “implants files” montre les graves manquements des différents outils de contrôle en France ( et un peu partout dans le monde) au sujet de la mise sur la marché d’implants médicaux.

A la différence des produits pharmaceutiques comme les médicaments, il semble que l’obtention d’un sésame pour la vente d’implants mammaires mais aussi d’implants cardiaque ou de traitement contraceptif soit beaucoup moins difficile à atteindre ( voir le reportage sur la chaine Youtube de l’émission).

Absence de contrôle

L’équipe de Cash investigation a montré, toujours avec la même férocité parfois constable ( dans la forme mais pas le fond bien sûr) que des implants médicaux pouvaient être mis en service en France de façon anormalement rapide et sans aucun contrôle du produit, juste sur la simple confiance dans les déclarations du requérant ( voir le site de ANSM)

Les cas les plus inquiétants sont bien sur ceux très handicapant lié au filet contraceptif, mais aussi les valves cardiaques et stent, tout comme le risque avéré de cancer accru de cancer en utilisant certaines formes et marques de prothèses mammaires.

Scandale sanitaire et vent de panique

Encore une fois, l’émission démontre la capacité de certains groupes a s’engouffrer dans des failles administratives pour réaliser des profits importants. Elle met le doigt aussi sur l’incroyable inertie de la chaîne de décision, incapable d’interdire ou de réglementer rapidement. La mise en place du principe de précaution ne semble pas si simple à la vue de ces images.
La journaliste appuie aussi sa démonstration sur quelques interviews importantes de sommités médicales.
On peut regretter  qu’une fois encore, cela soit fait de façon spectaculaire en omettant de donner la parole à des professionnels de la santé qui eux avaient vus, lus et interprétés les différents signaux émis par les corporations professionnelles et qui en avaient tiré, de façon individuelle et privée, des principes de précaution locaux ( lire ce blog d’un chirurgien esthétique) .

Car on oublie bien souvent que malgré les pressions “amicales” de certains laboratoires ou fabricants, le dernier maillon de la chaîne est bien souvent le plus sage et le plus vertueux. Selon le serment d’Hippocrate, il a promis de mettre toute sa science au service de la santé de son patient.
Et c’est bien grâce a ce principe que certains médecins prennent eux même la décision de ne pas utiliser tel produit ou de ne pas prescrire tel médicament car ils ont déjà été alerté des “doutes”.

Et après

(mise à jour 20 décembre 2018) Suite à cette émission, il semble que certains domaines aient réagi plus rapidement. Ainsi l’ANSM a suspendu son agrément aux prothèses texturées de la marque Allergan comme l’explique ce communiqué .