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La chirurgie esthétique en plein boom depuis la seconde vague de Covid-19

Le recours à la chirurgie esthétique a augmenté de 20 à 30% en France depuis le début de la 2eme phase de la crise sanitaire. Une conséquence de l’épidémie pour le moins inattendue, qui s’explique par de nombreuses raisons, dont le télétravail. 

L’avantage de l’épidémie pour le secteur de l’esthétique

Le recours à la chirurgie esthétique s’est très largement répandu en France depuis le début de l’épidémie, augmentant de 20 à 30 %, voire même de 40% dans certaines cliniques par rapport aux années précédentes. Accentué notamment par le télétravail, de nombreux français se plaignent de leur apparence, à laquelle ils sont bien plus confrontés chez eux face à leur miroir, leur webcam ou sur les réseaux sociaux.
Liftings, opérations des lèvres, des paupières, rhinoplastie, la plupart des nouvelles demandes concernent le visage, comme a pu le remarquer les spécialistes de la Clinique Sainte Victoire à Aix en Provence. Des facteurs socio-économiques permettent aussi d’expliquer la hausse des opérations de chirurgie esthétique. Les successions de confinements ont notamment permis aux français de faire des économies forcées, faute de loisirs, qu’ils ont ainsi pu réinvestir pour leur projet de changement d’apparence. 

“À partir du moment où vous n’allez plus au restaurant, ni au cinéma, ni au théâtre, voire vous ne voyagez plus ou nettement moins, a fortiori sur un plan comptable vous avez plus de trésorerie”, a expliqué Philippe Azoulay lors d’une interview chez Franceinfo.” Donc vous pouvez dépenser différemment”. 

L’idée d’une convalescence à l’abri des regards a aussi été un point déterminant de l’augmentation importante du recours à la chirurgie esthétique, notamment lorsqu’il s’agit d’interventions lourdes. “Être à l’école en visio m’a beaucoup aidé après mon intervention. J’ai pu faire les cours en visio conférence la semaine, sans avoir à me déplacer et à ne pas être en forme. Je n’aurais jamais osé le faire sinon”, confie Laura, étudiante à l’université de Nîmes et ayant sauté le pas d’une rhinoplastie ( opération du nez) pendant la période sans présence à l’université.

Les écrans révélateurs de complexes

Le boom de la chirurgie esthétique dû à la crise sanitaire, s’explique notamment par le recours au télétravail et aux réunions en visio. Certains chirurgiens expliquent que l’écran d’ordinateur lors de ses réunions virtuelles fait l’effet d’un miroir, dans lequel les complexes qui n’étaient alors pas remarqués ressortent, et dérangent au point d’avoir besoin d’une intervention esthétique. 

Aline, mère de 2 enfants, explique avoir eu recours à ses premières injections de botox il y a quelques mois. “ J’exerce en télétravail depuis le premier confinement. Lors d’une réunion en visio avec mes collègues, j’ai remarqué que mes rides étaient de plus en plus visibles. Je ne supportai plus de voir mon visage, même en vignette, lors des réunions zoom avec les autres membres du bureau. La médecine esthétique m’a vraiment aidée à me sentir mieux”, a-t-elle témoigné. 

Le temps passé sur les écrans a aussi considérablement augmenté, notamment sur les réseaux sociaux, où la diffusion d’images de minceur et de corps musclés ont donné envie à de nombreuses personnes d’avoir recours à une intervention pour leur ressembler, comme l’a remarqué ce chirurgien esthétique en Corse du Sud

Les adolescent en quête d’une meilleure apparence

La banalisation de la chirurgie esthétique durant la crise de Covid-19 touche de plus en plus de jeunes, soucieux de leur apparence. De telle manière que certains médecins se sont vus refuser des interventions demandées par des adolescents. Marie Dalgart, psychologue exerçant dans une petite commune de Normandie, explique ce phénomène par un “culte de l’apparence, qui devient un critère déterminant d’acceptation sociale”, qui est très largement “diffusé par les réseaux sociaux ”.