Ponts de mai 2025 : ce que les parents d’élèves doivent savoir

Ponts de mai 2025 : ce que les parents d’élèves doivent savoir

Alors que le mois de mai rime avec jours fériés et envies d’escapades, les règles du calendrier scolaire rappellent que l’instruction reste obligatoire. Seul le pont de l’Ascension est officiellement accordé aux élèves. Explications.

Le mois de mai est souvent perçu comme une respiration dans l’année scolaire. Grâce à une succession de jours fériés, nombre de familles envisagent des week-ends prolongés ou des pauses bienvenues avant la dernière ligne droite de l’année. Mais tous les jours fériés n’ouvrent pas la voie à des ponts autorisés, et certains parents peuvent être tentés de prolonger les congés scolaires de leur propre chef. Une décision qui n’est pas sans conséquences.

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Un seul pont prévu dans le calendrier scolaire 2024-2025

Cette année, le ministère de l’Éducation nationale a prévu un seul pont officiel pour les élèves de l’enseignement primaire et secondaire : celui de l’Ascension, qui aura lieu le jeudi 29 mai 2025. Comme chaque année, le vendredi 30 mai est déclaré sans classe, permettant aux élèves de bénéficier de quatre jours consécutifs de repos, jusqu’au dimanche soir.

À l’inverse, les jours fériés du jeudi 1er mai (Fête du Travail) et du jeudi 8 mai (commémoration de la Victoire de 1945) ne donnent lieu à aucun pont dans le calendrier scolaire. Le vendredi 2 mai et le vendredi 9 mai restent donc des jours d’école obligatoires, comme dans n’importe quelle autre semaine. Et cela vaut pour toutes les zones scolaires (A, B, C) ainsi que pour l’académie de Corse, qui suit le même principe.

Des absences encadrées et potentiellement sanctionnées

Certains parents, espérant profiter d’un long week-end, envisagent de ne pas envoyer leurs enfants en classe autour de ces jours fériés. Pourtant, la loi est claire : l’instruction est obligatoire en France pour tous les enfants âgés de 3 à 16 ans. Les absences doivent être justifiées et motivées par des raisons valables.

Parmi les motifs reconnus comme légitimes :

  • Maladie de l’élève, attestée médicalement ;
  • Maladie contagieuse dans la famille ;
  • Décès ou événement familial grave ;
  • Impossibilité de transport (grève, intempéries) ;
  • Déplacement temporaire des parents avec l’enfant.

À l’inverse, une absence pour départ en week-end prolongé ou séjour anticipé ne constitue pas un motif recevable. En cas d’absence injustifiée, les conséquences peuvent être sérieuses. L’établissement scolaire signale l’élève après quatre demi-journées d’absence non justifiée sur un mois. Une procédure d’avertissement peut être enclenchée, et les parents peuvent être sanctionnés par une amende pouvant atteindre 750 euros. Dans les cas les plus graves d’absentéisme répété, la justice peut être saisie, avec des peines allant jusqu’à 30 000 euros d’amende et deux ans de prison.

Des pratiques parfois tolérées… mais à éviter

Il arrive, dans certains établissements, que les enseignants organisent des cours allégés ou des activités de révision durant ces vendredis « entre deux jours fériés ». Cela peut donner l’impression que l’absence est tolérée. Mais aucune consigne nationale ne vient exonérer les familles de leur responsabilité : les journées restent officiellement comptabilisées comme du temps scolaire.

De plus, dans les classes à examen — notamment en lycée, à quelques semaines des épreuves du baccalauréat — les absences à répétition peuvent nuire à la préparation des élèves et créer des retards difficiles à rattraper.

Qu’en est-il dans le supérieur ?

Pour les étudiants, la situation est différente. Les universités et grandes écoles bénéficient d’une autonomie dans la gestion de leur calendrier. Certains établissements choisissent d’accorder des jours de congé supplémentaires, d’autres non. Il revient donc aux étudiants de se référer à leur emploi du temps officiel ou aux communications de leur établissement.

Des règles claires à anticiper

Pour éviter tout malentendu ou sanction, il est essentiel que les parents d’élèves prennent connaissance du calendrier scolaire dès le début de l’année. Le ministère de l’Éducation nationale publie un calendrier officiel, accessible en ligne, qui détaille les périodes de vacances, les jours fériés et les éventuels ponts autorisés.

Cette vigilance est d’autant plus importante que le mois de mai 2025, avec ses trois jeudis fériés, peut créer un sentiment trompeur de souplesse. En réalité, seul un de ces jours fériés est assorti d’un pont, les autres restent encadrés par l’obligation scolaire.

📝 En résumé :

  • Seul le pont de l’Ascension (30 mai) est accordé à tous les élèves.
  • Les vendredis 2 et 9 mai sont des jours de classe.
  • Les absences non justifiées peuvent être sanctionnées.
  • L’enseignement supérieur fonctionne selon ses propres règles.

Un rappel utile à quelques semaines des grandes vacances, pour conjuguer responsabilités éducatives et envies de liberté. Car si les ponts sont souvent synonymes d’évasion, ils ne doivent pas suspendre l’école.

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