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Renault, pertes historiques en 2021

Renault vient de communiquer ses résultats pour l’année 2020 et ils ne sont pas bons. Avec 8 milliards d’euros de perte, ils affichent même un record historique. Cette perte historique est imputée bien évidement à la crise sanitaire de la Covid-19 mais aussi aux soucis internes que rencontre la marque Nissan.

Des pertes historiques

La marque au losange a publié ce vendredi 19 février des résultats pour l’année 2020 en très forte baisse. Même si cette annonce était attendue par les économistes, après la perte de 140 millions d’euros en 2019, c’est le montant de 8 milliards d’euros qui retient l’attention des observateurs.
Pourtant, tout n’est pas catastrophiques dans les chiffres publiés par le constructeur français.

Un net rebond au second semestre

Le premier semestre 2020 a été marqué par un arrêt mondial de la consommation. En France, le confinement de mars et avril a totalement gelé la vente de voitures neuves, provoquant des pertes abyssales chez la plupart des constructeurs.
Le second trimestre a vu une reprise relative de la consommation avec des ventes de voitures Renault à nouveau à la hausse, permettant de limiter les pertes sur la fin de l’année.

Nissan tire les résultats vers le bas

Longtemps source de profit, le constructeur partenaire Nissan a connu une année particulièrement difficile, entrainant dans ses pertes les résultats du groupe. On estime à près de 5 milliards d’euros la part imputable à la marque japonaise.

2021, entre espoir et incertitude

La fin de l’année 2020 avait donc montré un regain d’intérêt pour les voitures neuves Renault. Mais les difficultés mondiales persistantes et l’incertitude sur la sortie de crise en 2021 ne donne que très peu de visibilité aux dirigeants dub groupe.

L’année 2021 sera difficile, avec des incertitudes liées aux crises sanitaires ainsi qu’à l’approvisionnement de composants électroniques.

Luca de Meo – DG Renault

Aucune prévision n’a été publié par le groupe, son directeur général préférant parler de “priorité à la génération de cash et à la profitabilité” dans un grand plan de restructuration déjà engagé, appelé Renaulution.
Mais la révolution du groupe Renault passera forcément par un exercice 2021 moins catastrophique afin de ne pas “piocher” dans les fonds de réserves de l’entreprise.
L’objectif affiché est donc clairement de travailler plus sur la marge que sur les volumes pour les années à venir. Cela passe par des recherches d’économies internes, confirmant les plans de restrictions des budgets, le non renouvellement de certains emplois même si Luca de Meo ne prévoit pas, à ce jour, de plan de licenciement au sein du groupe Renault et partenaires.